15/09/2026
En février 2026 les nappes d’eau souterraines et les cours d’eau du territoire présentaient des niveaux au dessus de la moyenne, voir très supérieurs.
Les fortes chaleurs, classant le printemps 2026 et l’été comme comme les plus chauds depuis 1947, ont été accompagné d’un déficit pluviométrique continu depuis mars (-36%), avril (-81%), mai (-6%), juin (-62%), juillet (-76%) et aout (-71% * à consolider )
Les nappes d’eau souterraines ont entamé tôt leur vidange et les débits des cours d’eau ont rapidement chuté. Des restrictions d’usage ont été prises dès fin juin sur Yèvre-Auron et en cette mi-septembre, le territoire est toujours placé en situation de CRISE, niveau le plus contraignant pour les usagers de l’eau.
Fin d’été, les cours d’eau du territoire présentent une situation très préoccupante:
- tous les cours d’eau ont des débits qualifiés de situation très sèche à exceptionnellement sèche – carte hydraulicité
- plus de 70% des points de l’Observatoire National Des Écoulements sont en assec, soit 14 sur 19 points (contre 47% en moyenne en aout et 13 points sur 19 en aout 2025) – carte des écoulements
- 85% des piézomètres permettant de mesurer le niveau des nappes d’eau souterraines sont inférieurs à la moyenne – carte des niveaux
- l’indice d’humidité des sols était globalement nul fin aout, et ce depuis début juillet.
Seules des pluies significatives permettraient de ré-humidifier les sols et retrouver une situation plus favorable sur les milieux aquatiques.

Les très bas débits et les ruptures d’écoulement entrainent des difficultés pour les animaux aquatiques mais pas seulement. L’abreuvement du bétail aux cours d’eau a été impossible tôt en saison et sur les secteurs encore en eau, les températures conséquentes ont parfois détérioré sa qualité (prolifération de bactéries…) nécessitant de recourir à l’eau potable. Cela ajoute des charges financières et organisationnelles pour les éleveurs concernés.
Les espèces aquatiques, elles, sont capables de se déplacer vers des zones refuges, mais plus les étiages sont long, plus leur survie et la possibilité de « recolonisation » s’amoindrissent.
L’Auron à Annoix – début septembre 2026 – (c)SAGE YA
Les bas débits contraignent également les activités de loisir et tous les usages liés à l’eau. La végétation bordant les cours d’eau, appréciée pour son ombrage et l’effet fraicheur qu’elle apporte, souffre elle aussi.
Les projections climatiques à horizon fin de siècle estiment que les bas débits de l’Yèvre baisseront de 22% en moyenne, sur une base de 3 m3/s.
En aout 2026, le débit moyen mensuel de l’Yèvre à St Doulchard était de 1,06 m3/s, soit 40% inférieur à un mois d’aout moyen (2,69 m3/s).
Les Marais de Bourges – fin aout 2026 – (c)Concert’eau Cher


Station de lavage de véhicule fermée pour cause de restrictions – (c)SAGE Yèvre-Auron
